Information sur le jeu

Type : pc

Categorie : mmorpg

Version : Française intégrale

Editeur : Perfect World Entertainment

Développeur : Cryptic Studios

Config minimum :Windows XP/Vita/7/8 ; Processeur Dual-core 2,0 GHz ; 1 Go de RAM ; Carte graphique Nvidia GeForce 6800 ou ATI Radeon X850

Config conseillée :Windows XP/Vita/7/8 ; Processeur Intel Core 2 Duo 2,8 GHz ; 2 Go de RAM ; Carte graphique Nvidia GeForce 8800 ou ATI Radeon HD 2900GT

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Posté, le 1 juillet 2013 à 16:14

Test du jeu free-to-play : Neverwinter

L’instant est solennel. A chaque fois que le joueur invétéré que nous sommes installe un nouveau titre estampillé Dungeons & Dragons sur son ordinateur, il y a de quoi être un peu ému. La licence qui a popularisé le jeu de rôle heroic fantasy sous forme ludique (déjà avec du papier, un crayon et deux dés en 1974), est ici déclinée dans une version multijoueurs en ligne gratuite. Impossible de passer à côté.

On prend les mêmes et on recommence :

Alors on s’y met, en suivant la bonne vieille recette qui fonctionne comme il faut. Première étape, sorte d’atelier incontournable où sont façonnés les plus vaillants héros : la création du personnage (certains fans iront même jusqu’à passer plus de temps là-dedans que dans le jeu lui-même). Le choix se fait parmi sept races plutôt communes, selon les standards du bestiaire fantastique très fourni  de l’univers, bien sûr. Les sempiternels humains, nains, elfes et autres halfelins sont donc une fois de plus au rendez-vous. Encore et toujours les mêmes qui nous sont proposés, depuis tant d’années.

La suite logique nous emmène vers le choix de la classe de notre avatar. Elles sont au nombre de cinq, et là encore, ne brillent pas par leur originalité. Un voleur, un mage, un prêtre, un guerrier offensif et un défensif. On se croirait presque au début des années 90, lorsque c’était encore à la mode. L’objectif des développeurs de vouloir créer un MMO casual, très accessible, touchant un public large, commence à clairement se faire ressentir. Cependant, au moins une race et une classe supplémentaires seront ajoutées lors d’un futur patch, mais tout joueur qui aurait testé un soft appartenant à la licence D&D est déjà en droit de rester sur sa faim.

Le peaufinage suit le même chemin. Choix des statistiques avec lancement de dés assisté, pour que personne ne fasse trop de bêtises (il ne faudrait pas créer un prêtre avec 8 en sagesse), personnalisation graphique offrant un large choix de customisation (un plus pour un jeu gratuit, il faut le reconnaître), détail du background de notre héros (origine, religion, biographie, des infos qui n’auront aucune incidence sur la suite, dommage).

La liberté ? C’est quoi ça ?

C’est maintenant l’heure d’envoyer notre petit protégé fouler les terres hostiles de Neverwinter. Enfin pas si hostiles que ça, finalement. Tout est en fait très encadré. Le journal de quêtes est ultra précis. Il va par exemple jusqu’à nous demander d’ouvrir une porte qui se trouve à deux mètres derrière nous. Impossible de se perdre, surtout qu’une ligne brillante nous indique le chemin en permanence. On aurait presque peur d’essayer de s’en éloigner pour aller faire un tour ailleurs, mais de toute façon, il n’y a jamais grand-chose d’intéressant à dénicher. Paradoxalement, lorsque l’on sort d’une grande zone (comme une ville et ses alentours), une mappemonde apparaît et permet au joueur de se rendre dans d’autres lieux, y compris ceux dans lesquels il n’a aucune quête réaliser pour le moment et où il rencontrera des ennemis qui le démembreront d’un seul coup. Pour des gars qui voulaient chouchouter les néophytes, les créateurs auraient pu trouver un peu moins brutal.

En ce qui concerne les combats, l’intensité est là. Les ennemis sont pour la plupart aussi rapides que notre personnage, rendant le hit and run plutôt difficile, ce qui n’est pas plus mal. D’un autre côté, la facilité avec laquelle les monstres tombent sous les coups ne permet pas vraiment d’éprouver de fierté à les massacrer. De plus, même à bas niveau, le personnage résiste extrêmement bien aux assauts des méchantes créatures venues semer le chaos. Et puis quand bien même il commencerait à avoir un peu mal partout, les zones de récupération de santé, les potions de vie et les sorts de soin sont là pour lui redonner de la vigueur. C’est presque plus difficile de mourir que de survivre.

Du côté des missions, du réchauffé également, malheureusement. Tuer cinq monstres de tel type, vaincre le boss au bout du tunnel, récupérer 3 objets éparpillés dans une zone (comprendre placés à dix mètres les uns des autres). Il est vrai que la formule a été éprouvée et approuvée. Maintenant, un peu de fraîcheur aurait fait le plus grand bien à tout le monde. On en vient à se poser une question. Au-delà du fait que la ciblée visée (les joueurs occasionnels) ne permet évidemment pas de donner dans le trop compliqué, les concepteurs n’en auraient-ils pas profité pour se dire qu’il suffisait de recopier les schémas les plus classiques du genre pour se convaincre d’avoir réussi leur objectif ? Mention spéciale au bouton « Refuser quête », qui permet au joueur de ne pas se lancer dans la mission et de… rester bloqué là tant qu’il n’a pas accepté. C’était bien la peine de créer une boîte de dialogue avec deux choix possibles.

La réponse à nos inquiétudes n’en devient que plus évidente lorsque notre champion gagne ses premiers niveaux. Aucune décision n’est permise quant à la distribution des points de compétence que l’on obtient au fur et à mesure que l’expérience s’accumule. Enfin si, une fois atteint le niveau 5, une petite liberté nous est octroyée. A partir de maintenant, c’est le joueur qui placera lui-même ses points, à condition de ne pas trop privilégier l’amélioration d’une aptitude sans en avoir débloquée une autre. Il ne faudrait pas lui laisser faire ce qu’il veut non plus. Un bon moyen de généraliser les profils identiques. Lorsque le palier 30 est atteint (pas tout de suite, donc), l’avatar peut spécialiser sa classe, en choisissant parmi… une possibilité. Intéressant ! Tout est contrôlé pour assurer une carrière réussie au personnage, quitte à y perdre un peu voire beaucoup de plaisir au passage.

Qu’est-ce qu’il reste ?

L’instant de vérité arrive à grands pas et l’on se surprend à se demander de plus en plus souvent : « Est-ce que je dois vraiment continuer à jouer ? » Puis arrive le niveau 15. Ce fameux niveau 15 qui sauve littéralement la vie de Neverwinter, car il débloque « The Foundry ». Un système de création de cartes et de quêtes accessibles aux joueurs, qui eux-mêmes mettront leurs œuvres en ligne pour que les autres puissent y participer et les noter. D’une part, cela augmente considérablement la durée de vie, tout en proposant parfois des missions un peu plus agréables à accomplir que les officielles. D’autre part, cette feature pensée pour la communauté montre que les développeurs ne prennent pas leurs joueurs pour de simples porte-monnaie  (surtout qu’il est réellement possible de terminer le jeu sans dépenser le moindre centime). Et finalement, c’est peut-être le plus important.

Neverwinter

L'avis de Paulmionle

Rédacteur

juil. 1, 2013, 4:14 après-midi

Cette nouvelle cuvée Dungeons & Dragons est donc plus que mitigée. Certes, l’ajout de The Foundry permet au soft de se maintenir la tête hors de l’eau, mais il reste une limite quant à l’imagination des fans. On est encore loin des mods avec contenu totalement nouveau que de petits génies pouvaient proposer dans des jeux comme Morrowind ou Diablo 2 il y a dix ans. Pour le coup, les bases sont posées et fonctionnent dans un jeu en ligne. Le plus dur est fait, en théorie. Pourquoi l’avoir limité, alors ? Tout le reste du jeu tourne simplement en rond. Se voir proposer les mêmes races, les mêmes classes encore et encore provoque une grande lassitude (quand pourrons-nous enfin incarner un templier Thoul ou un gardien des forêts Goblours ? A quand la possibilité de jouer d’immondes créatures dont le but est d’anéantir le monde ?) Le passé l’a déjà prouvé maintes fois, la licence ne fait pas le chef d’œuvre. Le monde du jeu vidéo change et les attentes des joueurs aussi. Au final, on s’ennuie ! Tout ça donnerait presque envie de rejouer à Baldur’s Gate.

  • The Foundry
  • Encore the Foundry
  • La réalisation quand même sérieuse
  • Trop casual
  • Trop liberticide
  • Aucune innovation dans le contenu

Commentaires

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