Information sur le jeu

Type : pc

Categorie : moba

Version : Anglaise

Editeur : Trion Worlds

Développeur : Trion Worlds

Config minimum :Système d’exploitation : Windows Vista SP2 | Processeur : Intel Core i5-2520M cadencé à 2.5 GHz, AMD Phenom II X4 cadencé à 2.6 GHz ou équivalent | Carte graphique : NVIDIA GeForce 460 ou AMD Radeon HD 5770 avec 2 Go de RAM | Mémoire vive : 4 Go de mémoire | Espace disque : 5 Go d’espace disponible

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Posté, le 1 octobre 2016 à 13:22

Test du jeu free-to-play : Atlas Reactor

« Quand il n’y a plus de place, il y en a encore. » Ce proverbe pourrait désigner le marché du MOBA, tant les éditeurs sont nombreux à se lancer dans ce genre. Pourtant, le MOBA n’est pas gage de réussite, où moultes éditeurs ont échoué malgré des réalisations prometteuses. On pense notamment à Shards of War ou à Infinite Crisis qui, bien que disposant d’arguments solides, n’ont su perdurer dans le temps faute d’une concurrence rude où League of Legends et DotA 2 se partagent sans merci la grande majorité de la communauté. Trion Worlds, studio réputé dans le monde du MMORPG avec des titres réussis comme ArcheAge, Rift ou encore Devilian, n’avait jusque-là pas encore arpenté le secteur du MOBA. Un fait qui vient tout juste d’être corrigé avec Atlas Reactor, un titre qui devrait se démarquer de la concurrence grâce à un gameplay pour le moins atypique. Fini les classiques chemins où le but est de progresser jusqu’à la base adverse pour la réduire en cendres, vous devrez dans cet opus faire parler votre sens de la stratégie couplé à une communication hors pair avec les autres joueurs dans des batailles au tour par tour. S’apparentant à un Tactical MOBA, Atlas Reactor promet de chambouler les habitudes des joueurs. Encore faudrait-il que les joueurs se décident à découvrir ce soft qui, selon nous, à toutes les qualités requises pour intéresser les plus fins stratèges.

« Atlas Reactor est un Tactical MOBA particulièrement alléchant qui emprunte une direction inédite, tout en gardant quelques concepts clés du MOBA. Seule la limitation du mode compétitif devrait lui valoir des retours négatifs, le reste étant prenant et de qualité. »

Free-to-play ou pas free-to-play ?

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il nous faut vous présenter le modèle économique adopté par Atlas Reactor. En effet, il est possible d’acheter la version complète du jeu, donnant accès à l’ensemble des personnages sans la moindre restriction. En parallèle, il y a la version gratuite, baptisée « free mode », qui offre un total de six personnages différents sélectionnés au hasard. Autrement dit, deux comptes gratuits disposeront de six combattants variables. De manière similaire aux autres MOBA, vos succès engendrent de la monnaie, cette dernière servant bien sûr à déverrouiller de nouvelles personnalités, des items de personnalisation, ainsi qu’à de nouveaux modes de jeu. Cependant, le modèle free-to-play d’Atlas Reactor présente plusieurs limitations, la plus discutable d’entre elles étant l’impossibilité d’accéder au mode compétitif, aussi connu sous le nom de mode « classé ». Si vous souhaitez absolument découvrir les joies de la compétition et se retrouver dans les fameux classements mondiaux et nationaux, il faudra passer par l’achat du jeu. Autant dire que cette limitation va en désarçonner plus d’un, et ce même si le jeu n’est pas excessivement cher : comptez 20 € pour la version classique, et 40 € de plus pour avoir un accès direct à la totalité des personnages. Cela étant, au vu de la qualité générale du jeu – comme vous allez le constater par la suite –, cet investissement devient vite rentabilisé, où vous passerez sans nul doute des centaines d’heures à combattre de façon audacieuse.

         

         



information         Information : Alors que la quasi-totalité des MOBA effectuent une rotation hebdomadaire des personnages, Atlas Reactor préfère offrir six personnages de façon aléatoire définitivement. Les autres devront se débloquer grâce à la monnaie que vous accumulerez au fur et à mesure de vos matchs.

Un chara-design prometteur

Lorsque nous avons mis main sur Atlas Reactor, vingt protagonistes étaient d’ores et déjà implémentés. Si cette valeur peut sembler fébrile comparé aux ténors du genre que sont League of Legends et DotA 2 (où plus d’une centaine de personnages sont disponibles), les mises à jour régulières vont permettre d’accroître rapidement le nombre de combattants. Effectivement, le studio indique l’arrivée d’une nouvelle personnalité toutes les quatre semaines environ, un constat véridique depuis le lancement de l’Alpha Test il y a 6 mois de cela. D’ailleurs, un certain travail a visiblement été effectué sur chaque personnage, que ce soit sur le fond comme sur la forme : les chara-designers ont pris le temps de dessiner des visuels variés, à l’image de Pup (un chien robotique), Asana (la superbe guerrière au sabre-laser) ou encore Quark (une mignonne anomalie qui se révèlera être une plaie pour un tas de joueurs). L’ensemble se concentre autour de trois archétypes que nous connaissons tous :

- Le Combattant au corps à corps ou à distance, tel Zuki et son puissant lanceur de bombes.
- Le Soutien, notamment Aurora qui est capable de puiser dans des ressources digitales pour soigner et booster les capacités des autres joueurs tout en affaiblissant ses ennemis.
- Le Tank ; on pense par exemple à Rask et sa carrure qui pourrait bien faire pâlir les plus puissants guerriers.

Évidemment, chaque personnage se destine vers une voie précise (la moitié d’entre eux étant toutefois orientés vers les dégâts de masse), une information facilité par un lot de statistiques détaillées. Enfin, les combattants dispose d’un total de cinq compétences personnalisables (nous y reviendrons plus en détails par la suite), ce qui est plus que suffisant pour faire face à la multitude de situations que vous aurez à vivre.

Un MOBA simplifié

Généralement, le MOBA vous invite à suivre trois voies semées de tourelles pour atteindre la base ennemie et la détruire. L’objectif d’Atlas Reactor est beaucoup plus simple que cela : il suffit d’anéantir l’équipe ennemie ou de tuer un certain nombre d’adversaires comme c’est souvent le cas dans les MMOFPS. Tout dépend du mode de jeu que vous aurez sélectionné parmi le mode « entrainement », le mode classique face aux bots et le mode PvP. Dans tous les cas, sachez que les batailles ne durent jamais plus d’une vingtaine de minutes, ce qui est à notre sens idéal pour les joueurs n’ayant pas de longues heures devant eux. Passé cela, il suffira aux joueurs de sélectionner leur personnage, le but étant bien sûr de communiquer un maximum afin de distribuer les rôles. Il est évident qu’une équipe composée uniquement de DPS se verra amoindrie face à un groupe affichant des DPS ainsi qu’un Tank et un Soutien. Lors de nos sessions de test, nous avons toutefois fait face à un problème passager : la communauté fantomatique. Du coup, le matchmaking prend souvent de longues minutes… Mais comment expliquer ce manque d’intérêt des joueurs ? Selon nous, la promotion d’Atlas Reactor n’est pas aussi intense que d’autres superproductions, et ce malgré son gameplay atypique. Du coup, les joueurs ne connaissent pas forcément ce Tactical MOBA… Bien sûr, cela devrait s’améliorer de jours en jours, lorsque les grands sites présenteront ses atouts indéniables. De plus, l’absence de traduction française (à l’heure où ces lignes sont écrites) est une explication supplémentaire de son difficile commencement dans nos contrées. Enfin, les limitations imposées par le modèle free-to-play demeurent également un frein pour une partie des joueurs.

         

Quand réflexion et anticipation ne font plus qu’un

Tactical MOBA oblige, les affrontements se déroulent au tour par tour. Loin d’être déplaisant, Atlas Reactor est bien plus complexe qu’il n’y paraît. Décomposé en quatre phases distinctes, le tour demandera à chaque joueur d’exécuter une suite d’actions précises. Tout d’abord, on distingue la phase de Préparation, qui permet aux joueurs de disposer des pièges pour les ennemis (comme ralentir les cibles ou causer des explosions spectaculaires). Ensuite, la seconde phase, baptisée Dash, va vous servir à échanger des points d’attaque contre des points de mouvement. Cette fonctionnalité occasionne dès lors la possibilité d’échapper aux attaques supposées des adversaires. Troisième phase d’un tour, le Blast. Durant celle-ci, on sélectionne l’attaque à déclencher en plus de sa direction. C’est sur ce point précis qu’Atlas Reactor prend tout son sens, puisqu’il faudra principalement anticiper les mouvements adverses. En effet, lorsque vous choisissez votre compétence, le halo lumineux vous indiquera potentiellement qu’elle touchera sa cible. Toutefois, rien ne peut affirmer qu’elle l’atteindra, l’intelligence suppose ici que l’adversaire ne bougera pas d’un centimètre. Dès lors, votre rôle sera de coopérer avec les autres membres de l’équipe en combinant les atouts des différents personnages. Ceci est d’autant plus vrai dans la mesure où communiquer avec le Tank et le Soutien représentera un point déterminant pour remporter les combats. Pour finir, la dernière phase (phase de Mouvement) vous offre la possibilité de déplacer une dernière fois votre personnage. A notre sens, ce système est particulièrement bien conçu, surtout que les quatre phases doivent être validées simultanément par tous les joueurs.

information         Information : Les phases sont soumises à un chronomètre afin de ne pas faire languir trop longtemps les joueurs. Ainsi, les phases varient de 20 secondes à 1 minute, une durée particulièrement courte pour définir la meilleure action possible. Communiquer constamment avec les autres joueurs et anticiper les tours suivants seront donc la clé de la réussite.

Une customisation assez timide

Avec les vingt personnages disponibles, autant dire que la richesse des stratégies est déjà bien fournie. Cependant, il est évident que passé quelques parties, on se retrouvera continuellement confronté avec les mêmes adversaires. Outre l’ajout progressif de combattants, c’est surtout le système de personnalisation qui va diversifier la gamme de personnages présents. Malheureusement, force est de constater que Trion World n’a pas pris le temps d’étoffer cette fonctionnalité, tant il se montre sommaire. Tout d’abord, il est possible de personnaliser quelque peu les différentes capacités de son personnage. En d’autres termes, chaque compétence peut avoir des effets supplémentaires qui iront de pair avec votre style de jeu. Ce système nous rappelle celui implémenté dans Heroes of the Storm, bien qu’il soit moins généreux en possibilités. A côté de cela, on trouvera les Catalyseurs, qu’on pourrait qualifier de « sorts d’invocateur » dans League of Legends. En tant que compétences supplémentaires, ces capacités permettent aussi bien de réaliser une téléportation qu’à créer un coup critique pour votre prochaine attaque ou encore guérir sur la durée votre combattant. Là encore, le choix se révèle limité, mais les développeurs ont clairement affiché la volonté d’étendre la liste des sortilèges. Bref, la customisation des personnages est plutôt pauvre ; espérons que Trion World travaille principalement cet aspect à l’avenir afin de créer un côté plus « personnel » aux protagonistes.

         

         

Techniquement, le contrat est rempli !

Pour l’heure, il faudra composer avec trois maps différentes. Ce total n’est déjà pas si mal si on le compare à d’autres réalisations de renoms. Pour rappel, le grand League of Legends ne propose que deux maps distinctes (la Faille de l’Invocateur et la Forêt Torturée). Cependant, les terrains accessibles demeurent bien fournis, notamment grâce à une pâte artistique maîtrisée. Reprenant un côté cartoon, nous reconnaissons sans peine le côté science-fiction, un constat d’autant plus flagrant une fois les combattants entrés dans l’arène. Entre l’entrepôt d’un cargo, le laboratoire ou encore le jardin céleste, chaque zone a subi un traitement exemplaire. Alors certes, tout le monde n’adhérera pas à au style visuel, tandis que d’autres regretteront le manque d’originalité. Pour notre part, nous nous mettrons du côté des satisfaits, puisque l’ensemble demeure agréable à l’œil. En revanche, on aurait apprécié plus de verticalité des terrains, afin de réaliser des attaques surprises comme c’est le cas dans le récent MOBA Paragon. Les animations n’ont par ailleurs pas été lésées : si elles ne sont pas aussi nombreuses qu’escomptées (tour par tour oblige), leurs effets sont toujours probants et ajoutent un aspect spectaculaire aux affrontements. Enfin, la bande sonore rempli simplement son rôle. Assez impersonnel, beaucoup d’entre vous s’extasieront devant son côté rétro en plus de coller parfaitement à l’univers d’Atlas Reactor. Bref, ce Tactical MOBA a encore un peu de chemin à parcourir, notamment pour agrandir sa communauté. Mais en l’état, Atlas Reactor est un véritable tournant pour le genre et mérite qu’on lui accorde une très bonne attention : un titre à essayer sans aucun doute !

Notre mot aux développeurs : « Atlas Reactor est la preuve que le MOBA peut emprunter des chemins plus originaux ! Nous vous conseillons de lui accorder une plus grande publicité afin d’accroître sa renommée. Pour le jeu en lui-même, seul l’ajout de nouveaux personnages et une customisation plus poussée feront de ce titre un exemple pour les autres ! »


Atlas Reactor

L'avis de Asternosis

Rédacteur

oct. 1, 2016, 1:22 après-midi

Alors que le marché du MOBA devient saturé d’offres, certains éditeurs sont absolument certains de leurs capacités, à l’image de Trion Worlds et de son Atlas Reactor. Alors que la plupart tente de reprendre la recette traditionnelle du genre en variant quelques aspects, ce MOBA préfère modifier le gameplay dans son intégralité. Terminé les affrontements classiques sur plusieurs chemins, Atlas Reactor vous invite à découvrir des combats épiques au tour par tour. Si le contenu est pour l’heure assez limité (20 personnages et 3 maps), nous sommes convaincus que le studio va prendre le temps de l’étoffer au fur et à mesure. Car du potentiel, ce Atlas Reactor en a énormément ! Son gameplay est à lui tout seul une bouffée d’air frais pour le genre, basé sur une suite de quatre phases qui mettent la stratégie et la coopération d’équipe au cœur du jeu. Si vous cherchez donc un MOBA qui promet des batailles assez courtes tout en étant intenses, ne cherchez plus, Atlas Reactor est la perle rare que vous attendiez. Reste maintenant à savoir si le modèle économique saura se montrer convaincant : pas sûr que payer le jeu pour accéder au contenu compétitif soit une idée rentable.

 

Note : Nous lui avons retiré une étoile à cause de son modèle économique. Effectivement, s’il est possible de s’amuser pleinement avec le contenu gratuit, devoir payer pour accéder au contenu compétitif reste surprenant.

  • L’aspect tactique bien mis en avant
  • Enfin de l’originalité !
  • Un chara-design franchement réussi
  • Le gameplay découpé en quatre phases
  • Techniquement réussi
  • Des parties courtes mais intenses !
  • Le mode compétitif uniquement accessible dans la version payante du jeu
  • On attend toujours plus de protagonistes !
  • La communauté assez timide pour l’heure
  • Le système de personnalisation assez limité

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