Information sur le jeu

Type : pc

Categorie : fps

Version : Française

Editeur : Nexon Europe

Développeur : Neople

Config minimum :Système d’exploitation : Windows 7 64 bits | Processeur : Intel Core 2 Duo E6600 ou équivalent | Carte graphique : GeForce GTX 260 ou équivalent | Mémoire vive : 4 Go de mémoire | Espace disque : 3 Go d’espace disponible

Config conseillée :Système d’exploitation : Windows 7, 8, 10 64 bits | Processeur : Intel i5 2500 cadencé à 3.3 GHz ou supérieur | Carte graphique : GeForce GTS 450 ou supérieur | Mémoire vive : 4 Go de mémoire | Espace disque : 3 Go d’espace disponible

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Posté, le 8 septembre 2016 à 09:11

Test du jeu free-to-play : First Assault Online

Si le Japon est le premier producteur de mangas, la France dispose du plus grand nombre de lecteurs pour cette catégorie de livres. Comme souvent, les mangas se déclinent en animé, en OAV et en… jeux vidéo ! On pense notamment à Ghost in the Shell (parfois connu sous le nom de GITS), un manga réalisé par Masamune Shirow qui place le lecteur dans les années 2030, où les nouvelles technologies ont rapidement pris le pouvoir sur l’humanité. Si cette licence a connu une adaptation notable sur Playstation 2 et Playstation Portable, nous n’avons pas encore découvert tout le potentiel de ce manga. Le studio Nexon a pris les choses en main pour corriger cette injustice avec l’arrivée de Ghost in the Shell : Stand Alone Complex – First Assault Online (que nous appellerons par la suite First Assault Online). En tant que FPS, notre rôle sera de sélectionner l’un des agents du Secteur 9 et de combattre des cyborgs directement conçu par une intelligence artificielle aux ambitions apocalyptiques. Le contexte est actuellement propice pour ce MMOFPS, les nouveautés se faisant plus rares par rapport aux MMORPG ou aux MOBA. Sur le papier, nous n’avons pas constaté de progrès majeurs, mais qu’en est-il une fois en jeu ? C’est ce que nous tenterons d’élucider à travers ce test complet.

« First Assault Online est un bon FPS. Il inclut tout ce qu’on attend d’un jeu d’action… Cependant, ce titre ne fait pas vraiment honneur à la licence, tant les mécaniques de jeu manquent d’innovation… Bon défouloir pour les amateurs du genre, cet épisode ne restera toutefois pas dans les annales. »

Quand les nouvelles technologies ne cessent d’évoluer…

Si le FPS n’est pas nécessairement un genre où le scénario a sa place, il convient tout de même de poser les bases de cet univers. En effet, les cyborgs qui menacent le monde ne sont pas apparus par une intervention divine ! Kusanagi, membre du Secteur 9 (une organisation secrète traquant les plus grands cybercriminels du monde) s’est lancée à la poursuite d’un hacker connu sous le nom de « Marionnettiste », lequel ambitionne de contrôler l’esprit humain par l’intermédiaire du Réseau Numérique mondial, actuel évolution d’internet. L’enquête progresse, Kusunagi prouvant finalement que le Marionnettiste est une intelligence artificielle qui a, contre toute attente, acquis une conscience. Celui-ci souhaite se reproduire dans le monde, non pas sous forme de virus mais de concevoir une nouvelle forme de vie : son objectif est dès lors de fusionner les machines avec ce qu’il surnomme les Ghosts (c’est-à-dire les esprits humains). En tant que joueur, notre rôle sera de lutter contre la propagation des Cyborgs dans le monde. Pour accomplir cette tâche, il faut bien sûr faire partie du Secteur 9… Votre premiers pas sur First Assault Online sera donc de sélectionner l’un des agents affiliés à cette organisation.

         

         



information         Information : First Assault Online ne présente pas vraiment de scénario à compléter. Si de nombreuses missions vous attendent, elles ne sont que prétexte pour obtenir diverses récompenses. Cela étant, quand on constate la variété des objets disponibles à la boutique, on ne peut qu’être satisfait du vaste panel de missions journalières à réaliser.

Huit agents différents, pas mal du tout !

Pour le moment, huit agents sont disponibles, chacun d’eux présentant de son propre style de jeu avec diverses compétences associées. Par exemple, nous retrouvons Paz, un enquêteur spécialisé dans les combats au corps à corps à l’aide de ses couteaux aiguisés ; Togusa, un inspecteur qui dispose de drones de combat ; Saito, le sniper par excellence ; ou encore Ishikawa, un ancien directeur général qui a investi des sommes faramineuses dans la conception de tourelles défensives. Cela étant, nous avons été surpris de remarquer l’absence de description pour ces classes en jeu. Leur appellation étant quelque peu obscur, il est recommandé d’étudier les différents profils au sein du site officiel. Ce constat est anecdotique, certes, mais notable. La sélection du personnage se termine par le choix d’une tenue, donnant un semblant de personnalisation. Dans tous les cas, chaque classe aura ses qualités et ses défauts, d’où la communication aura un rôle prépondérant dans vos succès (nous reviendrons ultérieurement sur ce point). Sachez également que si huit agents représentent un chiffre plutôt élevé pour un FPS, cette liste devrait s’étendre au fil des mises à jour assez courantes. Effectivement, les développeurs ont eu la bonne idée de développer leur titre sous forme d’épisodes : chaque mois, un épisode inédit vient ajouter du contenu à First Assault Online, que ce soit de nouvelles zones de jeu, des armes supplémentaires ou encore des personnages inédits. Si le studio tient ses promesses, ce MMOFPS à télécharger gratuitement devrait donc avoir un bel avenir devant lui.

La carte du free-to-play

Bien qu’on choisisse une classe, vous pourrez débloquer les autres par la suite pour varier les plaisirs. Pour cela, il faudra simplement réaliser des matchs à répétition pour accumuler de la monnaie. Avec celle-ci, vous pourrez acheter tout un tas d’armes, d’accessoires et d’objets comme une licence d’agent (servant à débloquer un autre personnage) ou un Pass de Secteur 9 pour accéder à du contenu supplémentaire. Ainsi, la boutique ne semble aucunement créer de déséquilibre entre les joueurs, fort heureusement. First Assaut Online serait donc considérer comme un Pay-to-Fast, ce qui signifie que dépenser des euros vous permettra d’accéder plus rapidement au contenu, mais il ne semble avoir aucun élément susceptible d’empêcher les joueurs de profiter pleinement de ce FPS. Reste à voir comment la boutique évoluera avec le temps, mais nous sommes plutôt confiant pour une raison évidente : Dirty Bomb, un autre FPS du studio Nexon, demeure après un an d’exploitation un titre de grande qualité où les joueurs peuvent savourer des affrontements équilibrés avec une monnaie premium sans influence sur le gameplay. Par ailleurs, si vous êtes un joueur occasionnel, de nombreuses récompenses (boosts d’expérience ou de monnaie, des armes, etc.) peuvent être acquises pour tout gain de niveau ou de connexion hebdomadaire. Bref, c’est avec le sourire que nous faisons nos premiers pas sur First Assault Online, en espérant que la suite soit d’aussi bonne facture.

         

Des modes de jeu variés mais pas franchement originaux

Quel meilleur moyen de commencer notre périple qu’à travers un didacticiel ? Basique au possible, celui-ci vous apprendra à déplacer, tirer/viser ou utiliser les compétences de votre personnage. Pour être tout à fait franc, il vaut le coup d’œil uniquement pour les joueurs n’ayant jamais touché à un FPS. Les autres passeront directement aux parties rapides. Mais avant tout chose, il convient d’étudier les modes de jeu. Malheureusement, First Assault Online n’offre rien de bien novateur : entre le classique Deathmatch et le mode Demolition (déminage de bombe), on devra composer avec un mode baptisé Assaut Fantôme (dont l’objectif est de résister à un assaut chronométré de cyborgs) et le mode Terminal, qui est sans nul doute le plus intéressant. En effet, celui-ci vous invite à capturer des « terminaux » (c’est-à-dire des supercalculateurs) sur le terrain. Une fois un terminal capturé, le suivant devient actif, et ainsi de suite ; l’équipe qui capture en premier l’ensemble des terminaux remporte la partie. Vu comme cela, ce mode n’affiche aucune nouveauté majeure, il est vrai. Mais c’est sans compter sur la présence des Tachikoma, sorte de tanks à personnaliser. Chaque élément de la machine peut être modifié, bien qu’il faille porter attention à l’équilibre entre le poids, la masse, et la vitesse max : un appareil avec une masse et un poids élevé le rendront certes plus résistant, mais beaucoup moins mobiles. L’ensemble de ces modes se déroulent sur une dizaine de maps. Toutefois, les environnements manquent cruellement d’originalité, en plus de manquer de verticalité. Du coup, nombreux seront les joueurs à « camper », c’est-à-dire à attendre à vous attendre aux intersections, faisant de vous une proie plutôt facile à abattre.

information         Information : Bien qu’on compte une dizaine de maps différentes, certaines sont liées directement à un mode de jeu donné. Autrement dit, si vous n’appréciez pas le mode Deathmatch par exemple, vous passerez à côté de la moitié des environnements.

Un gameplay bien nerveux qui mise sur la cohésion d’équipe

Une fois le mode choisi, nous entrons dans une salle où il faudra patienter quelques instants. Durant nos sessions de test, nous n’avons jamais attendu plus de deux minutes avant que les équipes soient constituées. Ce n’est certes pas aussi rapide qu’un Battlefield ou un Call of dernière génération, mais ces temps d’attente restent plutôt acceptables, d’autant plus que cela vous permettra de planifier une stratégie avec vos compagnons. Après avoir eu un bref chargement exposant notamment la conception de la map, nous débarquons enfin sur le terrain, en commençant par choisir une arme principale parmi les trois qui nous sont proposées. Notre personnage dispose d’une arme principale, d’une arme secondaire (généralement, un pistolet), d’un couteau pour attaquer au corps à corps et de quelques grenades. Force est de constater que le gameplay ne bouleverse aucunement le genre : on utilise la souris pour viser et tirer, le clavier servant à se déplacer et à lancer des compétences. Ces dernières sont toutefois plus complexes qu’on pourrait le croire de prime abord : les capacités ont deux niveaux de puissance. La seconde compétence – le SkillSync – requiert plus d’Intel (comparable au mana dans les MMORPG) mais octroie des effets à vos compagnons. De ce fait, le cœur du gameplay se concentre autour de la communication et de la cohésion d’équipe. Il est évidemment qu’une équipe parfaitement organisée ne fera qu’une bouchée de vous ! Bref, les parties procurent de bonne sensation avec un dynamisme certain, mais nous faisons face à un aspect fort regrettable : aussi bon soit First Assault Online, le manque d’originalité l’empêche pleinement de briller…

         

         

Un bon FPS, mais…

Les affrontements sont dynamiques, il est vrai… Maintenant, un FPS se doit également d’inclure divers véhicules briser la routine et donner plus de « peps » aux batailles. Le fait est que mis à part les tanks personnalisables, Ghost of the Shell est plutôt timide sur cet aspect : vous n’aurez donc que votre unique personnage pour faire face aux autres joueurs. Heureusement, la personnalisation des armes est plutôt poussée, limitant ainsi les dégâts. Chaque aspect de l’arme peut être customisé en plus d’acquérir de l’expérience. Cette idée est intéressante puisque la lunette de précision peut par exemple gagner en stabilité et en précision à mesure que vous l’utilisez. En outre, la progression du personnage représente un élément agréable de First Assault Online.

Les graphismes de ce FPS gratuit à télécharger ne sont pas en reste. Dans la lignée de ce qui se fait aujourd’hui, nous découvrons des armes fidèlement modélisées, tout comme les environnements bénéficient d’un traitement fort détaillé. On est encore loin d’un Battlefield 4, mais l’ensemble demeure propre et proche du manga. La bande sonore fait son travail, tandis que l’interface est claire et intuitive. Notamment, le Launcher est bien organisé, nous permettant d’accéder rapidement aux différentes fonctionnalités du titre. Enfin, nous avons tout de même noté quelques problèmes de stabilité, un constat rapporté sur le forum officiel du jeu. Bien sûr, il n’y a pas lieu de s’alarmer, puisque les développeurs travaillent d’arrache-pied pour apporter les derniers correctifs et ainsi proposer un FPS stable et prenant à sa communauté. En conclusion, l’équipe de Nexon a fait du bon boulot, bien qu’on regrette l’absence de risques… Il en résulte un jeu d’action « seulement bon ».

Notre mot aux développeurs : « Réaliser une nouvelle adaptation de Ghost in the Shell est une excellente idée. Si l’ensemble demeure satisfaisant, nous vous recommandons d’exploiter certains aspects du manga avec plus de profondeur. Une campagne solo et des modes inédits ne seraient pas de trop ! »


First Assault Online

L'avis de Asternosis

Rédacteur

sep. 8, 2016, 9:11 matin

Ghost in the Shell : Stand Alone Complex – First Assault Online est un FPS à télécharger gratuitement qui ne prend pas beaucoup de risques. Effectivement, si on retrouve la majorité des éléments qui font le charme de ces jeux, il aurait été plus intéressant d’incorporer des éléments inédits propres au manga. Malheureusement, les fans de cette licence devront faire avec un FPS classique sur le fond comme sur la forme. Le contenu – décomposées sous forme d’épisodes – s’intensifiant chaque mois, nous n’avons pas beaucoup de crainte concernant son avenir. Principalement destiné aux joueurs appréciant la coopération, First Assault Online vous demandera avant tout une excellente communication doublé d’une cohésion d’équipe sans faille. La progression du personnage est également bien maitrisée grâce à une personnalisation évolutive des armes : simple mais efficace ! Bref, ce FPS pouvait prétendre à de grandes ambitions, mais nous faisons finalement face à un bon FPS « seulement ». Cela étant, pour un titre totalement gratuit, nous n’allons pas non plus faire nos fines bouches !

  • De nombreuses classes de personnage
  • Le gameplay classique mais très nerveux
  • La cohésion d’équipe mis en avant grâce aux SkillSync
  • La progression générale du tank et des armements
  • Le modèle économique équilibré
  • L’univers de Ghost in the Shell
  • Le style visuel dans l’ensemble réussi
  • La constance des mises à jour
  • Beaucoup trop proche des autres FPS free-to-play
  • Un FPS qui n’exploite pas franchement le potentiel de Ghost in the Shell
  • Encore quelques problèmes de stabilité des serveurs
  • Le manque de verticalité des maps

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