Information sur le jeu

Type : pc

Categorie : moba

Version : Française

Editeur : Epic Games

Développeur : Epic Games

Config minimum :Système d’exploitation : Windows 7, 64 bits | Processeur : Intel Core i5 cadencé à 2.5 GHz ou équivalent | Carte graphique : NVIDIA GeForce GTX 460 ou AMD Radeon HD 6870 minimum | Mémoire vive : 4 Go | Espace disque : 15 Go disponible

Config conseillée :Système d’exploitation : Windows 7, 8 ou 10, 64 bits | Processeur : Intel Core i5 2.8 GHz ou supérieur | Carte graphique : NVIDIA GeForce GTX 660 ou AMD Radeon HS 7870 ou supérieur | Mémoire vive : 8 Go | Espace disque : 15 Go disponible

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Posté, le 31 août 2016 à 08:56

Test du jeu free-to-play : Paragon

Entrer dans le marché du MOBA est chose particulièrement complexe de nos jours. Avec une concurrence toujours plus rude où les ténors du genre se partagent la majorité des joueurs, nombreux sont les titres qui ont fermé leurs portes par manque d’investissement des joueurs. On pense bien sûr à Infinite Crisis, le célèbre MOBA mettant en scène les personnalités de l’univers DC Comics ; mais également à Shards of War, qui pourtant avait le mérite de se démarquer par un univers orienté vers la guerre moderne. Dans ce cas, quelle recette les développeurs doivent-ils adopter pour faire face aux deux géants du secteur que sont League of Legends et DotA 2 ? En un mot : l’innovation. C’est ce qu’a parfaitement assimilé le studio Hi-Rez avec son bijou vidéoludique SMITE. Aujourd’hui MOBA de renom, il a pris le pari d’afficher une vue à la troisième personne (la caméra se situe derrière le personnage), réinventant par la même occasion la stratégie du MOBA. Epic Games, l’un des studios à avoir résisté au genre, a décidé de se jeter lui aussi dans la bataille avec leur dernière réalisation baptisée Paragon. Plus proche de SMITE, il tente tout d’abord d’impressionner son public grâce à des graphismes de haute volée basés sur l’Unreal Engine 4. A-t-il d’autres fonctionnalités innovantes à nous présenter ? Son avenir se dessine à travers cette seule question, question que nous allons tenter de répondre à travers ce test complet.

« Sans réinventer la roue, Paragon a tous les arguments pour concurrencer les MOBA les plus connus tels que League of Legends, DotA 2 et son adversaire direct SMITE. Avec quelques ingrédients savoureux comme le système de cartes, le tout couplé à un moteur graphique somptueux, Paragon peut envisager son avenir sereinement. »

Paragon, un MOBA gratuit et intuitif

Notre débarquement sur Paragon nous a plutôt séduit, et ce grâce à un Launcher des plus agréables. D’habitude, nous ne prenons pas forcément le temps de nous arrêter sur ce point, mais force est d’admettre que les développeurs ont voulu concevoir un système à la fois convivial et intuitif. On retrouve tout d’abord un onglet d’accueil récapitulant les informations essentielles du jeu, que ce soit les nouvelles mises à jour de contenu ou les quêtes hebdomadaires. Un autre onglet expose les données relatives au profil, énonçant notamment les pourcentages de victoires et de défaites. La boutique constitue un autre onglet, l’occasion de mettre dès le début les choses au clair : ce MOBA suit la logique traditionnelle de League of Legends. En d’autres termes, il représente un pur free-to-play où la monnaie premium, nommée les Coins, serviront simplement à acheter des boosts d’expérience et de réputation (la monnaie du jeu), des skins exclusifs ou encore des packs de champions (renfermant un héros avec plusieurs skins). Vous l’aurez donc compris, jouer à Paragon est la certitude de s’amuser sur un pied d’égalité avec les autres joueurs.

         

         

Trois modes de jeu ; beaucoup de contenu en préparation

Avant de nous intéresser aux différents protagonistes, étudions les modes de jeu qui nous sont proposés. A l’heure actuelle, seuls trois modes sont présents, bien qu’un quatrième (le mode Ranked) doive faire son apparition sous peu. En effet, le studio préfère se concentrer sur le développement de nouveaux héros : si 20 personnages sont d’ores et déjà disponibles, une bonne dizaine de personnalités supplémentaires sont en cours de préparation. Les modes de jeu s’avèrent peu originaux, surtout qu’une seule map n’est pour l’instant implémentée. Si ce critère n’est pas nécessairement un mauvais signe, on reste tout de même un peu sceptique quant au contenu, qui pour le coup demeure bien insuffisant. Espérons simplement que le studio tiendra ses engagements, ce qui devrait être le cas vue le nombre de retours positifs après quelques jours d’exploitation. Ainsi, outre le classique mode Joueur contre Joueur, il sera possible de coopérer avec les autres pour lutter contre l’intelligence artificielle, à moins de prendre part à une expérience solo, principalement présente pour tester de nouveaux combattants ou des stratégies d’attaque. A notre surprise, le PvP n’est pas ouvert aux joueurs au commencement du jeu : il faudra faire ses preuves et atteindre un niveau suffisant pour débloquer ce mode. Cette idée est intéressante, puisque cela permet d’éviter aux débutants de se jeter tête baissée dans des affrontements avec des personnages qu’ils ne maîtrisent absolument pas. Enfin, on soulignera un matchmaking extrêmement bien conçu qui prend en considération le niveau, mais également les proportions de victoires et de défaites, le but étant de générer des équipes les plus équilibrées possibles. Si en pratique, cet outil présente encore quelques faiblesses, il suffit d’attendre l’arrivée massive de joueurs pour qu’il révèle tout son potentiel.

Des mécaniques de jeu classiques…

Paragon ne prétend pas révolutionner le concept du MOBA et cela s’en ressent à travers l’unique map, bien que celle-ci démontre tout le savoir-faire des développeurs et de l’équipe artistique. Nous faisons donc face aux trois voies à se répartir avec les membres de l’équipe, des vagues de minions qui viendront vous prêter main-forte, des tourelles à détruire et une base à assiéger. Autant dire que les habitués du genre devraient rapidement trouver leur marque concernant les objectifs. En revanche, concernant le gameplay, il nécessitera un temps d’adaptation plus important qu’un League of Legends. La visée manuelle n’est pas étrangère à ce constat, chose que nous retrouvons dans SMITE. Il n’est donc nullement question de cliquer sur l’adversaire et de lui assener moultes attaques et compétences. Il faudra prendre le temps de viser, d’interpréter les mouvements adverses et de continuellement regarder autour de soi. En effet, la caméra est placée de façon à ce qu’on ne distingue pas ce qui se cache derrière nous. De ce fait, les ennemis auront souvent tendances à attaquer par derrière : une prudence est dès lors requise à chaque seconde de la bataille.

         

… Mais qui se démarquent par la verticalité du terrain

Plutôt classique, Paragon arrive toutefois à surprendre la concurrence de par la qualité de la map. Bien qu’unique, l’arène affiche une construction particulièrement intéressante. Contrairement à l’ensemble des MOBA, Paragon offre une vision constante sur l’ensemble des autres chemins. Autrement dit, il n’y a absolument pas de brouillards et on sait où se situent les joueurs. « Attendez… si tout le monde est visible, où est la stratégie dans tout ça ? » En fait, le terrain de jeu mise sur la verticalité, ce qui signifie que l’arène est découpée sur plusieurs niveaux, formant une toute autre approche à la stratégie. La fameuse Jungle (la zone qui permet aux joueurs de combattre des ennemis contrôlés par l’IA et de créer des attaques surprises) se situe sous les différents chemins principaux, ce qui rend les attaques surprises à la fois plus difficiles à mettre en place et plus surprenantes : Plus difficile car les joueurs restent plus ou moins visibles si vous restez constamment prudents ; Plus surprenantes car la verticalité du terrain empêche réellement d’avoir une vue d’ensemble. Ainsi, Paragon réinvente quelque peu la stratégie du MOBA, puisqu’il vous faudra utiliser au mieux le relief du terrain pour surprendre vos adversaires.

Le système de cartes, en voilà une excellente idée !

La verticalité du terrain n’est pas la seule originalité de ce Paragon, fort heureusement. Le principal point de démarcation du titre se concentre autour d’un système de cartes à collectionner, une fonctionnalité souvent très prisée des joueurs et qui fonctionnent fichtrement bien dans notre cas. Concrètement, chaque carte que vous pourrez amasser au cours de vos aventures serviront à personnaliser votre style de jeu, et ce quel que soit le champion utilisé. Pour cela, il convient de créer un deck d’une bonne quarantaine de cartes avant de se lancer au combat. Celles-ci s’avèrent très variées, bien qu’elles ont toutes pour ultime objectif d’augmenter la puissance générale des héros. Entre l’augmentation de la vitesse d’attaque, l’extension de la santé maximale ou la régénération des points mana, les possibilités deviennent vite gargantuesques, à tel point qu’un même personnage peut se jouer de bien des manières. Remplaçant ainsi les quelques objets traditionnels à acheter en cours de partie, cette fonctionnalité engendre une profondeur d’autant plus intense au gameplay. En début de partie, vous disposez d’un total de trois points de cartes, un nombre qui va augmenter à mesure que vous gagnez des niveaux en tuant des minions ou des adversaires. Il est vivement conseillé d’utiliser ces premiers points pour activer des cartes représentant des potions de mana et de santé (qui pourront s’utiliser à chaque match à hauteur de trois utilisations, pour peu que vous les activiez).

         

Constituer un deck de 40 cartes, en voilà des possibilités de stratégie !

Si l’ensemble des joueurs auront connaissance des cartes activées pendant la partie, ils n’auront en revanche aucune indication quant à la composition de votre deck. Plus intéressant encore, chaque carte peut subir des améliorations à travers trois emplacements disponibles, à l’aide d’autres cartes que vous aurez préalablement sélectionné lors de la conception du deck. Ces bonus permettent donc d’étendre la customisation des personnages, qui pourtant est déjà très impressionnante à ce stade. La finalité du système ? Si les joueurs sauront les cartes principales équipées par votre personnage, ils auront bien du mal à définir l’orientation précise du build contrairement aux autres MOBA. Ce constat est d’autant plus véridique quand on s’aperçoit qu’il existe – à l’heure où ces lignes sont écrites – plus de 300 cartes différentes ! Avec l’ajout de nouvelles cartes et de nouveaux personnages, la variabilité des stratégies va vite devenir sans limites. Cerise sur le gâteau, l’équité des joueurs est respectée, puisque ces cartes s’obtiennent à l’unité ou à travers des boosters en échange des points de réputation, laquelle s’accumule en accomplissant des parties ou en terminant des quêtes journalières.

information         Information : Le deck étant souvent lié à un personnage, Paragon vous permet de construire plusieurs decks. De cette manière, vous pourrez changer de build par un simple clic. Chaque deck pourra être modifié à souhait à travers une recherche selon divers critères, comme le bonus observé, le coût, etc.

« Vous les trouvez comment, les personnages ? »

Comme souligné précédemment, 20 personnages sont d’ores et déjà disponibles, une dizaine supplémentaire étant en train d’être peaufinée par les développeurs. La plupart des champions sont à notre sens charismatiques, sans toutefois atteindre ceux proposés par League of Legends ou SMITE. Les rôles sont plutôt classiques, puisqu’on retrouve des supports, des combattants au corps à corps ou à distance, des mages ou des tanks. Certains seront bien sûr plus aptes à arpenter la Jungle, à l’image de Feng Mao, un humanoïde capable de se téléporter sur de courtes distances en plus de faire des dégâts de zone, idéaux pour les attaques surprises. Etant à peine sorti, il est vrai que certaines personnalités semblent plus puissantes que d’autres. Cependant, il n’y a pas lieu de s’alarmer, les développeurs prendront le temps de rééquilibrer l’ensemble par l’étude des ratios de victoires / défaites pour chaque personnage. En outre, chaque combattant aura à sa disposition cinq techniques : les attaques de base à l’aide de la souris, tandis que trois compétences évolutives viendront accroître le dynamisme des combats. Après plusieurs sessions avec divers personnages, nous avons ressenti une excellente immersion des combats, quoiqu’un peu lents par moment : si les effets sont réussis, les mouvements ne sont pas aussi rapides qu’espérés. Il en résulte une excellente lisibilité, certes, mais également des parties qui peuvent facilement atteindre une heure. De ce fait, Paragon est principalement destiné aux joueurs qui ont du temps devant eux. A travers la vingtaine de parties réalisées, nous n’avons jamais terminé une bataille sous la barre des 35 minutes. Maintenant, elles ont chacune été très prenantes, variées et amusantes.

         

         

Avez-vous déjà vu un MOBA aussi séduisant sur le plan technique ?

Les captures d’écran et vidéos disponibles sur le net vous ont certainement convaincu de la qualité visuelle de ce MOBA. Il est vrai que par rapport à SMITE (qui adopte un aspect graphique plus enfantin), Paragon a tout du MOBA mature avec ses graphismes dernier cri basés sur l’Unreal Engine 4. Entre les environnements riches en détails et les effets de lumière de toute beauté, difficile de rester insensible face au seul décor disponible. Dès lors, nous avons hâte de découvrir la future map qui s’annonce tout aussi stratégique. Nous ressentons ici tout le savoir-faire du studio, et ce pour une raison évidente : Epic Games est à l’origine du moteur graphique Unreal Engine. Ils le connaissent bien et devraient donc être capables de faire de réelles prouesses dans ce domaine. Bref, Paragon est un MOBA particulièrement prenant que nous vous recommandons chaudement d’essayer, notamment si vous avez apprécié SMITE. Il devrait sans nul doute être capable de s’imposer dans les mois à venir, à la seule condition qu’il complète son contenu pour l’heure assez limité.

information         Information : La qualité de ce MOBA requiert une configuration PC relativement élevée. Pour notre part, nous avons testé le jeu à l’aide d’un Intel Core I7-2600K cadencé à 3.40 GHz couplé à une carte Radeon R9 285 Dual X. Les 60 fps sont atteints, bien qu’on distingue quelques chutes de framerate lors des affrontements massifs. La version Playstation 4 affiche quant à elle un rendu inférieur, mais n’en demeure pas moins d’excellente facture.

Notre mot aux développeurs : « De l’excellent boulot ! Vous avez réussi à apporter suffisamment de nouveautés pour démarquer votre titre de la concurrence. Il ne reste plus qu’à persévérer et à étendre le contenu, lequel s’avère prometteur. »


Paragon

L'avis de Asternosis

Rédacteur

août 31, 2016, 8:56 matin

Voilà bien longtemps qu’un MOBA ne nous avait pas autant convaincu. Alors que la plupart des réalisations tombent dans l’oubli par manque d’innovation, Paragon arrive à se démarquer grâce à quelques apports notables. Si les graphismes représentent un argument indéniable, notre principal enthousiasme se situe autour du système de cartes. Effectivement, offrant des perspectives de stratégie hallucinantes, chaque personnage pourra se jouer de diverses façons sans que l’adversaire ne sache vraiment comment il évoluera au cours d’une partie. La conception de l’arène n’est pas en reste car sa verticalité donne une autre dimension au rôle de Jungler, en plus d’engendrer des attaques surprises. Maintenant, il ne reste plus qu’à apporter plus de contenu (lequel ne devrait pas tarder, à hauteur d’un nouveau personnage toutes les trois semaines), lequel permettrait d’étendre une durée de vie déjà bien conséquente. Reste simplement le « problème » de la longueur des parties à éclaircir : si vous avez du temps, allez-y ! Pour ceux privilégiant les parties courtes, Paragon ne vous est certainement pas destiné.

  • Des personnages charismatiques et variés
  • Le système de cartes
  • La verticalité de l’arène qui réinvente les stratégies
  • Un gameplay particulièrement jouissif
  • Les graphismes somptueux
  • Un contenu encore timide pour sa sortie
  • Des parties souvent trop longues (on dépasse aisément l’heure de jeu)

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